<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4956185356161296014</id><updated>2011-07-29T08:57:38.330+02:00</updated><category term='histoires drôles'/><category term='informer'/><category term='Familles : Reflechir'/><category term='former'/><category term='contes à grandir'/><category term='roman jeunesse'/><category term='10/12 ans'/><category term='le jumeau'/><category term='conte à grandir'/><title type='text'>AILEVEUSE, des ailes pour écrire.</title><subtitle type='html'>TEXTES ; HISTOIRES, 
contes, thérapeutiques, 
NOUVELLES, essais et articles…

Des mots pour dire; contes à dormir ; 
Contes à EVEIL; TEXTES LIBRES  jeunesse, albums jeunesse, photos et illustrations.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://aileveuse.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aileveuse.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Mespouille M-E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03759467746204598786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct578Pvz4I/AAAAAAAAABg/zOmXFtxGFqc/S220/meve.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>8</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4956185356161296014.post-3532506435622325060</id><published>2010-05-08T08:56:00.003+02:00</published><updated>2010-05-08T09:00:43.400+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='le jumeau'/><title type='text'>Le jumeau</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/S-UL76yKMdI/AAAAAAAAACQ/SxEZV2JHDdA/s1600/image8.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 248px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/S-UL76yKMdI/AAAAAAAAACQ/SxEZV2JHDdA/s320/image8.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5468790446531162578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le nid douillet de maman, je n’étais pas tout seul. Un jumeau était près de moi. La petite graine de papa s’était séparée en deux, avait grandi : on était deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère était descendu avec moi à l’intérieur de maman par un toboggan appelé trompe, on glissait doucement. Arrivés tout en bas, dans le fond du ventre, on s’est arrêté sur une paroi lisse, et on s’est accroché avec des lianes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, maman continuait ses activités, comme si de rien n’était.&lt;br /&gt;On s’était installé, en silence, mon jumeau et moi, on s’était attaché avec les lianes aux parois du ventre. On s’était senti bien l’un tout contre l’autre et on s’était développé. Car au début, on n’était encore qu’une petite bulle. Mais bien vite on a grandi pour devenir des petits humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, nous étions si petits que maman ne sentait rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’intérieur, il y avait beaucoup de place, nous avions fait notre plaine de jeu : nous pouvions nous balancer, faire des pirouettes, du trampoline, et même du football avec nos pieds qui commençaient à pousser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, le ventre grossissait à vue d’œil, on aurait dit un ballon qui gonflait. C’est à ce moment que maman nous a présenté à toute la famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous restions cachés à l’intérieur du ventre de maman, personne ne pouvait nous voir. Il n’était pas encore temps de nous montrer. Nous étions chacun dans une poche, entourés d’eau pour nous protéger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pouvais déjà entendre mon jumeau à travers la poche. Cela faisait boum, boum, boum régulièrement ! C’est le cœur de mon jumeau qui battait, et j’étais très content. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois j’avais l’impression que nous étions plusieurs, et je tendais l’oreille. Mais plus tard je n’ai jamais vu que nous deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entendais aussi le cœur de maman et beaucoup d’autres bruits, des glouglous, et aussi des autres sons qui venaient de l’extérieur, comme la voix de papa. Mon papa savait qu’on était là, et il chantait pour nous deux. J’entendais sa belle voix grave résonner à travers les glouglous, et j’avais envie de danser. Par moment, j’entendais le silence, et je m’endormais avec mon début de pouce en bouche pour me rassurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui m’intéressait le plus, c’était mon frère, tout à côté de moi. Un beau jour, mes bras étaient assez grands pour le toucher, alors, je lui donnais la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimais déjà beaucoup mon frère ; je sentais dans l’eau à l’intérieur du ventre de maman quand il était triste. Alors, j’étais triste aussi. Je sentais aussi quand il était joyeux et je jouais avec lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, il se mettait en boule, loin de moi et je ne pouvais pas le toucher ; cela me faisait râler. Mais je le comprenais : moi aussi parfois j’avais besoin de place pour m’amuser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, la plupart du temps, nous dormions paisiblement. Et nous nous développions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions assez pris de place pour que papa aussi nous sente ; nous donnions des petits coups de pieds et papa mettait sa main tout près de nous. Quand papa nous parlait, nous nous rapprochions de lui à travers la paroi du ventre.  Il pouvait nous appeler par notre prénom. On lui envoyait des bisous. Nous étions très heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Bientôt, nous étions devenus plus grands. Même si le ventre avait encore gonflé, il était devenu trop petit pour nous deux. On était obligé de se serrer très fort, l’un contre l’autre, trop fort ! On était vraiment de plus en plus serrés. Mon jumeau, pour me faire de la place, s’était retourné, la tête en bas. Mais cela ne suffisait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions bientôt prêts à naître. Alors, tout s’est précipité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ventre de maman s’est mis à balancer, à se tortiller, à presser très fort nos petits corps dans tous les sens.  J’étais complètement perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère s’est mis à pousser aussi contre moi, avec ses bras, ses jambes et tout son corps, il me faisait mal, il voulait absolument s’en aller. Alors, il est parti, le premier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis resté seul, un long moment. J’ai cru que j’allais mourir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, moi aussi, je me suis retourné, la tête en bas, et j’ai poussé avec mes pieds dans le fond du ventre sur quelque chose de dur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela m’a permis de sortir, d’abord la tête, à l’extérieur du ventre de maman, ensuite mes épaules, et le reste du corps, cela glissait à nouveau, j’étais dans une mer d’huile. Arrivé dehors, j’ai vu papa, maman et tout un tas de monde autour de moi. Mon frère était déjà dans les bras de ma maman. Il m’attendait, les yeux grands ouverts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des mains m’ont posé sur ma maman, juste à côté de mon jumeau. Et nous avons souri. Nous étions de nouveau ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère et moi, dans la vie, on est presque toujours par deux. On rit, on joue, on pleure, on mange, on va chez un ami ensemble. Quelquefois, on se tourne le dos, pour aller voir ailleurs, c’est nécessaire d’être INDEPENDANT, mais cela ne dure jamais longtemps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir venu, on est rudement content de se retrouver ! On va dormir à la même heure, on prend le bain en même temps, maman dit que nous sommes en FUSION. Et, même si on a chacun sa chambre, parfois l’un de nous deux rejoint l’autre en cachette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, comme dans le nid douillet de maman, on se retrouve au petit matin dans le lit : moi, la tête en haut et mon jumeau la tête en bas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4956185356161296014-3532506435622325060?l=aileveuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aileveuse.blogspot.com/feeds/3532506435622325060/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4956185356161296014&amp;postID=3532506435622325060' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/3532506435622325060'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/3532506435622325060'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aileveuse.blogspot.com/2010/05/le-jumeau.html' title='Le jumeau'/><author><name>Mespouille M-E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03759467746204598786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct578Pvz4I/AAAAAAAAABg/zOmXFtxGFqc/S220/meve.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/S-UL76yKMdI/AAAAAAAAACQ/SxEZV2JHDdA/s72-c/image8.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4956185356161296014.post-8713197969992587205</id><published>2009-06-05T15:32:00.000+02:00</published><updated>2009-06-05T15:33:22.598+02:00</updated><title type='text'>Le livre, un compagnon pour l’enfant.</title><content type='html'>Les mots chantent  à travers la page, le livre est ouvert sur les genoux, sur la table, par terre ou sur le canapé. L’enfant, concentré, caresse l’histoire racontée dans le livre. Même si les adultes parlent, bougent, vont et viennent alentours ou s’absentent, le livre reste avec l’enfant comme un ami. Compagnon d’un jour ou compagnon de toujours ?&lt;br /&gt;D’abord, les mots, les textes sont lus à haute voix ; ils vibrent, sonores, et passent de la bouche de l’adulte à l’oreille de l’enfant qui les boit comme du petit lait. Papa, maman, père Cast… raconte nous une histoire !  Ces instants magiques font partie de la nourriture qu’on peut ingurgiter dés les premiers mois de la vie.&lt;br /&gt;Puis les phrases décryptées à même la feuille par l’enfant si fier de découvrir le sens des mots, puis des idées, s’accumulent et s’amoncellent comme des trésors dans la mémoire de l’enfant. Elles lui permettent d’agrandir son langage, d’enrichir le vocabulaire qui traduira sa pensée. « Je pense donc je suis », dirait Voltaire. Si la pensée lui permet d’exister en tant que petit-être humain, l’enfant signale souvent, à bon escient  que : « Les animaux, eux, ne lisent pas ! »  Il a bien compris que les mots signifient  l’accès à la connaissance, ce qui est le propre de l’homme. Les histoires racontées et transmises permettent aussi à l’enfant de maîtriser le réel.&lt;br /&gt;Le récit accueille, accompagne, raconte à l’enfant son histoire et celle de son environnement. Par les mots écrits, les images, l’enfant s’approprie le monde, à son rythme, progressivement. Avec le livre, il n’est pas seul dans cette exploration. Dans cette découverte, le livre le guide  tout en étant  à sa portée, en lui parlant son langage. Le plaisir et l’attention se lisent sur son visage ; il murmure parfois les sons à mi-voix comme s’il se parlait à lui-même. Un compagnon idéal sans doute.&lt;br /&gt;C’est vrai que les mots, les sons, les articulations et les histoires font parties de l’oralité de l’enfant. C’est dans la bouche que cela se passe, mais cela se produit aussi dans les images sensorielles, évoquées ou simplement suscitées, dans les représentations dégagées par les mots et les phrases. Dans  les émotions et les pensées exprimées au travers du récit, l’histoire prend sens. Le cœur de l’enfant est touché, il en redemande !&lt;br /&gt;Le livre nourrit l’enfant, physiquement : il peut le toucher, le respirer, vibrer avec lui. Etes-vous déjà entrés dans une vieille bibliothèque : l’odeur des livres, le papier qui chuinte  entre les doigts, l’odeur du savoir ? Quel effet cela vous fait-il ? Quels souvenirs remontent  à votre mémoire ? De bons souvenirs, je l’espère. Bon, je sais, je suis un peu de la vieille école. Je sais que le livre, ça ne remplace pas la télévision ni les médias… Le livre est toujours disponible, on le reprend à la page où on l’a laissé, il respecte notre liberté. Moralement, le livre transmet à l’enfant des valeurs, des messages, qu’il a le temps d’intégrer ; il transmet l’espoir, l’endurance, une vision de la vie. Spirituellement, il prend le temps, il accompagne son âme.&lt;br /&gt;N’importe quel livre n’est pas bon à mettre entre les mains des enfants, me direz-vous et vous aurez raison. Le livre pour enfant respecte nos valeurs les plus fondamentales, celles qui conduisent notre vie. Il tient compte de la sensibilité particulière des bambins et jeunes adultes en devenir.&lt;br /&gt;Le livre nourrit l’enfant. Il est choisi, généralement, par un adulte qui l’aime et qui lui offre ce présent, généreusement. L’enfant capte cette intention positive. Il en sera toujours  reconnaissant. Il sait aussi que c’est pour son bien ! Avec un peu de chance, le livre devient alors son copain, substitut de celui qui lui a offert. Cet adulte continue à vivre dans l’objet transitionnel.&lt;br /&gt;Le livre permet à l’enfant de raconter, de se raconter, mais aussi de se trouver, de se retrouver dans les personnages, de se connaître tout simplement. A travers les héros du livre, l’enfant se forge une identité. Tous, vous vous souvenez au moins d’un héros de votre enfance, qu’il soit tiré d’une bande dessinée, d’un film ou d’un texte sonore, créé d’un conte, d’un roman ou d’un film ? Souvenez-vous, ces héros auront bercé votre enfance et empreint votre personnalité naissante de qualités qui subsistent encore, à l’intérieur de vous. Allons, réfléchissez. Quel personnage aimiez vous très fort ? De quels traits lui appartenant avez-vous hérité ?&lt;br /&gt;Un justicier …venu du bout de la nuit&lt;br /&gt; Tenter l’aventure…au galop&lt;br /&gt;Son nom,… il le signe,…à la pointe de l’épée&lt;br /&gt;D’un Z qui veut dire Zo… !&lt;br /&gt;Les épreuves traversées ou les conflits résolus par vos héros vous auront montré des chemins, donné des permissions, exorcisé des monstres, stimulé votre courage et, en finalité, vous aura  peut-être permis d’accomplir ce pour quoi vous êtes fait. Vivre et mourir à certaines choses, vivre et grandir, se donner une mission, accomplir un projet…&lt;br /&gt;Le livre est un ami. Parfois caché sous le drap, ou, trônant plus sagement au-dessus d’une étagère, plus souvent dans un rayon de sa bibliothèque – mais quelle chance il a cet enfant là - le livre contient toujours sa part de mystère. Devenus conscients, les gens peuvent leur donner un nom : celui-là s’appelle tendresse, un autre, aventure, ce dernier, amitié. Vous avez sans doute aimé un livre, un moment, différemment, comme on aime un complice. Car tout bon livre comporte au moins une qualité, et si, par malheur, il  n’en comportait pas, vous seriez avisés de le reléguer au fond d’une armoire. Quelques années plus tard, peut-être le relirez-vous sous un autre jour ? Un livre hermétique de prime à bord peut révéler à maturité des richesses insoupçonnées.  Vous avez déjà profité ainsi de la relecture d’un ouvrage qui, à la première approche, s’était révélé décevant. Ce n’était pas le bon jour, pas le bon moment pour LUI.&lt;br /&gt;LUI, le livre, l’ami, le compagnon d’un moment. Qui n’a, en lisant telle ou telle incise, eut envie de graver dans sa mémoire quelques phrases, quelques devinettes, quelques blagues ou quelques rébus afin d’épater la galerie ? Quelques dictons, quelques rimes, quelques poésies apprises à l’occasion d’une fête, quelques citations chantonnées avec emphase ou servies au naturel dans les dîners de famille.&lt;br /&gt;L’enfant aime les mots. Non seulement les sons, les phrases enchantent ses oreilles. Voyez avec quel délice, parfois, il s’arrête sur certaines syllabes : striduler, colimaçon, brillantine…Voyez comme il aime les comptines. Mais les mots aussi lui  donnent de l’importance aux yeux des grands qui se penchent vers lui pour l’écouter. Voyez comme les grands raffolent des mots d’enfants…&lt;br /&gt;Le livre d’enfant est aussi un compagnon de jeu. Quand dans l’activité de la journée, l’enfant prend un livre ouvert, il décide de mettre son corps au repos. Il cesse d’agir, ses muscles se mettent au ralenti, au diapason de son âme. Il découvre qu’il n’a pas seulement un physique, mais aussi un mental, une vie intellectuelle.  Le livre l’aide à identifier, à comprendre, à parler, à évoquer pensées et sentiments. Il l’aide à saisir la réalité et ouvre aussi la porte à l’imaginaire. L’imaginaire : le début de toute pensée, mais aussi de toute action. L’imagination ouvre la porte au projet. Quelle profession n’est pas née dans un rêve, au détour d’une histoire lue, racontée ou expliquée par un adulte à l’enfant. Quel rêve ne s’est pas réalisé à partir de la parole donnée à l’enfant, ce petit d’homme.&lt;br /&gt;Et bien souvent, lorsqu’il a des soucis de famille, d’amis, ou de croissance, lorsque des évènements lourds pèsent sur son enfance, l’enfant trouve auprès du livre une présence, un réconfort. Cela lui permet de s’isoler, de prendre distance, de se recentrer, mais aussi de réaliser en pensée ce qui est difficile dans la réalité. De là à dire que le livre est thérapeutique, il n’y a qu’un pas que je franchis volontiers. Oui, certains textes sont réellement philosophiques ou thérapeutiques ; ils possèdent des qualités qui permettent à l’enfant de surmonter ses difficultés, de retrouver l’espoir, ou qui les aident à rire, à grandir, à aimer, à vivre, tout simplement.&lt;br /&gt;D’aucuns me diront qu’écrire ou lire, c’est fuir la réalité. A ceux-là  je réponds que les mots traduisent aussi notre réalité. Ils permettent de communiquer notre vision du monde à l’autre qui peut y répondre. Il existe en outre une véritable amitié entre l’auteur d’un livre pour enfant et l’enfant lui-même. Car, à travers les images, à travers son langage, l’auteur montre à l’enfant qu’il le comprend ; il lui parle, il fait attention à lui… L’enfant le reconnait intuitivement, et, apprécie ou pas le cadeau, mais souvent,  il exprime son contentement. A condition que le livre ait été pour lui une véritable liberté. Un livre ne doit pas être imposé, mais proposé et… choisi.&lt;br /&gt;Souvent, le  livre fait lien avec l’auteur, qui est tout de même une grande personne, et, s’il aime sa lecture, l’enfant la prendra avec lui et l’emmènera partout comme un doudou. Il y passera des heures.  C’est le plus beau cadeau que je leur souhaite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4956185356161296014-8713197969992587205?l=aileveuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aileveuse.blogspot.com/feeds/8713197969992587205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4956185356161296014&amp;postID=8713197969992587205' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/8713197969992587205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/8713197969992587205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aileveuse.blogspot.com/2009/06/le-livre-un-compagnon-pour-lenfant.html' title='Le livre, un compagnon pour l’enfant.'/><author><name>Mespouille M-E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03759467746204598786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct578Pvz4I/AAAAAAAAABg/zOmXFtxGFqc/S220/meve.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4956185356161296014.post-2010662685749564234</id><published>2009-03-26T14:00:00.001+01:00</published><updated>2009-03-26T14:05:21.665+01:00</updated><title type='text'>Les aventures du jumeau perdu</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct9XFpJ3yI/AAAAAAAAACA/HKd0KOE3wrQ/s1600-h/cov+me-1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5317481620646256418" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 539px; CURSOR: hand; HEIGHT: 216px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct9XFpJ3yI/AAAAAAAAACA/HKd0KOE3wrQ/s200/cov+me-1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une grossesse peut en cacher une autre et parfois « l’autre » s’en va sans laisser de traces...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce conte explique aux parents et à l’enfant les émotions et questions qui adviennent lorsque la maman est enceinte de plusieurs fœtus et que la vie ne suit pas ! Il permet de rappeler à la mémoire les souvenirs enfouis et de faire à « l’autre » une place dans son cœur et dans sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M-E&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jumeau perdu&lt;br /&gt;Conte thérapeutique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte : Marie-Eve Mespouille&lt;br /&gt;Illustration : Jórdi &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;------------------------------&lt;br /&gt;© 2009 Mespouille auto-édition.&lt;br /&gt;Imprimé en Belgique, sur les presses de Biétlot imprimerie, B-6060 Gilly.&lt;br /&gt;Tous droits réservés sauf autorisation&lt;br /&gt;SABAM, Belgique, n° d’enregistrement : 137635450&lt;br /&gt;Dépôt légal -1er trimestre 2009. ISBN 978-2-9600864-0-9.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4956185356161296014-2010662685749564234?l=aileveuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aileveuse.blogspot.com/feeds/2010662685749564234/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4956185356161296014&amp;postID=2010662685749564234' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/2010662685749564234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/2010662685749564234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aileveuse.blogspot.com/2009/03/les-aventures-du-jumeau-perdu.html' title='Les aventures du jumeau perdu'/><author><name>Mespouille M-E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03759467746204598786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct578Pvz4I/AAAAAAAAABg/zOmXFtxGFqc/S220/meve.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct9XFpJ3yI/AAAAAAAAACA/HKd0KOE3wrQ/s72-c/cov+me-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4956185356161296014.post-112995418909656999</id><published>2008-09-11T12:37:00.000+02:00</published><updated>2008-09-11T12:40:35.621+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Familles : Reflechir'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='former'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='informer'/><title type='text'>Trop de télé, trop d'ordinateur</title><content type='html'>Accrochée à mon ordinateur portable, j’ai dû déconnecter une grande partie de moi du champ du réel, car la femme de ménage a déjà sonné trois fois. Elle est entrée en catimini depuis un quart d’heure lorsque d’un « b’jour » distrait,  je lui fais signe de la tête qu’elle peut commencer son travail « comme d’hab ! »  Son nettoyage approfondi de la salle de bain me laissera tranquille, seule dans mon bureau, encore un bon moment. Elle en est déjà au salon et à la cuisine lorsque, deux heures plus tard, je me lève suite à un coup de fil. J’en profite pour la saluer avec cérémonie : deux bises sur les joues, un « comment ça va », un « et les enfants ? » J’écoute à peine sa réponse, mon imprimante s’est mise en route subrepticement et vomit sans discontinuer les feuilles dactylographiées. Au secours, sur quel bouton ai-je appuyé ? Au téléphone, la personne a dû sentir qu’elle dérangeait, elle a raccroché après sept sonneries. Complètement imbibée par le contenu de mon écran, j’ai réagi trop tard. Avec un peu de chance, elle me contactera par e-mail…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, pensant profiter de deux minutes de répit entre deux tâches ménagères pour activer ma boîte à message, j’ai laissé brûler mon dîner végétarien. Des heures de cueillettes de fruits et légumes du jardin réduites à néant. C’est la voix de mon fils à l’étage qui m’a sorti de ma torpeur  « ça sent le brûlé ! » Catastrophe, le fond des casseroles était déjà noir sur deux centimètres. La compote de pomme et la soupe de légumes tout frais cueillis étaient déjà caramélisées. Revisitant les gestes de ma mère – avec cinq enfants, elle laissait souvent quelque chose brûler sur la cuisinière en fonte – je récupérai vaille que vaille le dessus du plat « cuit juste à point ». Je laissai le fond des casseroles tremper dans l’eau de javel. J’ajouterais aux pommes des cuillérées de poudre de cannelle, et au potage des grains broyés de cumin pour masquer le goût de cramé, on ne s’apercevrait de rien…Il fallait absolument que je termine cet article sur mon traitement de texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à coup, je repense à l’été, deux mois de temps déplorable, les ados avachis, l’un devant « Secret Story », l’autre devant sa Nintendo DS. Heureusement cette semaine la télé, dix ans d’âge - plus rien ne dure à notre époque – est tombée en panne. Pour l’instant, je tiens tête à mes z’amours réunis pour la cause : NON, plus de télé…pas de sous, trop de temps perdu devant l’écran au détriment de la vie de famille ! Pas d’achat prévu ce mois-ci…Rembourser vos stages en Bretagne avec vos copines et payer le minerval de l’école. NON, NON ? Et NON ! Mon z’amour principal a l’air de se contenter du  téléviseur en noir et blanc pour regarder son « journal parlé ». Mais combien de temps cela va-t-il durer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant -hier, j’ai bien senti que moi aussi je devais faire de terribles efforts pour ne pas flancher : à l’hyper-carrefour-mega-store, il y avait dix mètres de rayon « spécial écrans plats » ! J’avoue bien, oh ma douceur, avoir fait semblant d’être ultra - intéressée à ce moment là par la super promo sur les théières zen en argile. J’ai bien vu qu’il n’était pas dupe. Je crois même qu’il me connaît assez après toute ces années passées dans ma vie. J’ai tout de suite su, à son regard malicieux par-dessus le rayon, qu’il avait capté mon regard d’envie arrêté – juste trois secondes, je l’jure -  sur les magnifiques écrans plats multifonctions. Car à la caisse, il me susurrait « t’as vu les téléviseurs ? » Ce soir, il est revenu à la charge, pendant que je m’étirais aux derniers rayons du soleil, avec un presqu’ innocent : « Et pour la télévision, qu’est ce qu’on fait ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NON, NON et NON ! Trop d’informations, trop peu de dialogue, la télé, l’ordinateur, même le téléphone, ça bouffe la communication ! Il a beau me dire « il faut vivre avec son temps » Je sens bien que tous ces outils changent nos valeurs. Il faut bien l’avouer, nous sommes en crise…La question est : « comment réguler l’envahissement dans notre vie de famille de tous ces médias ? » Pour une fois, j’ai bien envie de laisser la question ouverte. Je vous demande à vous : « comment faites vous pour gérer tout cela ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La venue des nouvelles technologies a des conséquences pour la vie de famille. Je sais que des pistes peuvent être trouvées pour intégrer ces nouveautés, dans un esprit d’éducation et même d’ « élévation de l’âme ». Dans cet esprit, le dialogue, encore et toujours le dialogue : parler de ce que nous avons découvert, s’intéresser à la dernière surprise informatique.  Limiter le temps de la T.V, certes, mais se rappeler que la T.V, c’est aussi très intéressant pour apprendre. Passer de la passivité à l’activité : pourquoi ne pas participer « pour de vrai » à une émission jeu, par exemple ?  S’exprimer sur un beau documentaire, sur un film , qu’on a aimé ou qu’on partage en famille - même si on a pas forcément les mêmes goûts, hein mes z’amours ? Mais aussi pouvoir lâcher prise et se DIVERTIR…Je demande aussi votre avis, qu’est ce que vous en pensez ? Si vous êtes d’accord, tapez 1, moyennement d’accord, tapez 2..NON, je rigole !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, j’ai reposé mon clavier pour tailler une bavette avec la technicienne de ma surface, cela nous a fait grand bien. Nous avons même papoté autour d’un verre de jus de pomme fait - maison, et nous avons échangé quelques recettes culinaires et aussi politiques…Eh oui, ma femme de maison est une adepte des listes électorales ! Je suis retournée dans mon potager cueillir d’autres légumes pour la soupe, et j’ai commencé à préparer le repas pour mes z ‘amours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M-E Mespouille.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4956185356161296014-112995418909656999?l=aileveuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aileveuse.blogspot.com/feeds/112995418909656999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4956185356161296014&amp;postID=112995418909656999' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/112995418909656999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/112995418909656999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aileveuse.blogspot.com/2008/09/trop-de-tl-trop-dordinateur.html' title='Trop de télé, trop d&apos;ordinateur'/><author><name>Mespouille M-E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03759467746204598786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct578Pvz4I/AAAAAAAAABg/zOmXFtxGFqc/S220/meve.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4956185356161296014.post-6897041866423355420</id><published>2008-09-05T17:02:00.000+02:00</published><updated>2008-09-05T17:08:14.353+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='conte à grandir'/><title type='text'>Le jumeau</title><content type='html'>Dans le nid douillet de maman, je n’étais pas tout seul. Un jumeau était près de moi. Après que papa ait mis la petite graine, elle s’était séparée en deux, c’était devenu mon frère et moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère était descendu avec moi à l’intérieur de maman en glissant doucement dans un petit tunnel appelé trompe : on aurait dit qu’on glissait d’un toboggan. Arrivés tout en bas, dans le fond du ventre, on s’est arrêté sur une paroi lisse, et on s’est accroché, avec des lianes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, maman continuait ses activités, comme si de rien n’était.&lt;br /&gt;On s’était installé, en silence, mon jumeau et moi, on s’était attaché, avec les lianes, aux parois du ventre. On s’était senti bien, l’un tout contre l’autre, et on s’était développé. Car au début, on n’était encore qu’une petite bulle. Mais bien vite on a grandi pour devenir des petits humains.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Au début, nous étions si petits que maman ne sentait rien&lt;br /&gt;A l’intérieur, il y avait beaucoup de place, nous avions fait notre plaine de jeu : nous pouvions nous balancer avec nos lianes, faire des cumulets, du trampoline, et même du football avec nos pieds qui commençaient à pousser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, le ventre grossissait à vue d’œil , on aurait dit un ballon qui gonflait. C’est à ce moment que maman nous a présenté à toute la famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais nous restions cachés à l’intérieur du ventre de maman, personne ne pouvait encore nous voir. Il n’était pas encore temps de nous montrer. Nous étions dans une poche, entourés d’eau pour nous protéger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je pouvais déjà entendre mon jumeau dans la poche qui nous entourait. Cela fait boum, boum, boum régulièrement ! C’est le cœur  de mon jumeau qui battait, et j’étais très content.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois j’avais l’impression que nous étions plusieurs, et je tendais l’oreille. Mais plus tard je n’ai jamais vu que nous deux, et c’était bien assez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entendais aussi le cœur de maman et beaucoup d’autres bruits, comme des glouglous, et aussi des autres bruits à l’extérieur, comme la voix de papa. Mon papa savait qu’on était là, et il chantait pour nous deux. J’entendais sa belle voix grave à travers les glouglous, et j’avais envie de danser. Par moment, j’entendais le silence, et je m’endormais, avec mon début de pouce en bouche, pour me rassurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui m’intéressait le plus, c’était mon frère, tout à côté de moi.&lt;br /&gt;Un beau jour, mes bras étaient assez grand pour le toucher, alors, je lui donnais la main.&lt;br /&gt;J’aimais déjà beaucoup, mon frère, je sentais, dans l’eau , à l’intérieur du ventre de maman, quand il était triste.&lt;br /&gt;Alors, j’étais triste aussi.&lt;br /&gt;Parfois, il se mettait en boule, loin de moi et je ne pouvais pas le toucher ; cela me faisait râler. Mais je le comprenais, moi aussi parfois j’avais besoin de place pour m’amuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parfois, la plupart du temps, nous dormions, paisiblement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous nous développions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions devenu assez grands pour que papa aussi nous sente, à l’extérieur du ventre de maman, nous donnions des petits coups de pieds, et papa mettait sa main, tout près de nous.&lt;br /&gt;Et quand papa nous parlait, nous nous rapprochions de lui, à travers la paroi du ventre.  Il pouvait nous appeler par notre prénom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On lui faisait des bisous, à travers la paroi du ventre.&lt;br /&gt;Nous étions très heureux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bientôt, nous sommes devenus si grands.&lt;br /&gt;Même si le ventre avait encore gonflé, il était devenu trop petit, pour nous deux.&lt;br /&gt;On était obligé de se serrer très fort, l’un contre l’autre, trop fort !&lt;br /&gt;On était vraiment de plus en plus serrés.&lt;br /&gt;Mon jumeau, pour me faire de la place, s’était retourné, la tête en bas. mais cela ne suffisait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions bientôt prêt à naître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, tout s’est précipité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ventre de maman s’est mis à balancer, à presser très fort nos petits corps dans tous les sens.  J’étais complètement perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère s’est mis à pousser aussi contre moi, avec ses bras, et tout son corps, il voulait absolument s’en aller. Alors, il est parti, le premier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis resté seul, un long moment ? j’ai cru que j’allais mourir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, moi aussi , je me suis retourné, la tête en bas, et j’ai poussé  avec mes pieds dans le fond du ventre sur quelque chose de dur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela m’a permis de sortir, d’abord la tête, à l’extérieur du ventre de maman, ensuite mes épaules, et le reste du corps, cela glissait, j’étais dans une mer d’huile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé dehors, j’ai vu papa, maman et tout un tas de monde autour de moi. Mon frère était déjà dans les bras de ma maman. Il m’attendait, les yeux grands ouverts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des mains m’ont aussi posé dans les bras de maman, juste à côté de mon jumeau. Et nous avons souri. Nous étions de nouveau ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère et moi, dans la vie, on est presque toujours par deux. On rit, on pleure, on mange, on va chez un ami ensemble. Quelquefois, on se tourne le dos, pour aller voir ailleurs, c’est nécessaire, mais cela ne dure jamais longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir venu, on est rudement content de se retrouver ! On va au lit ensemble, on dort ensemble. Et , même si on a chacun sa chambre, parfois l’un de nous deux rejoint l’autre en cachette dans son lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, comme dans le nid douillet du ventre de maman, on nous retrouve au petit matin dans le lit  moi, la tête en haut et mon jumeau la tête en bas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4956185356161296014-6897041866423355420?l=aileveuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aileveuse.blogspot.com/feeds/6897041866423355420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4956185356161296014&amp;postID=6897041866423355420' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/6897041866423355420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/6897041866423355420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aileveuse.blogspot.com/2008/09/le-jumeau.html' title='Le jumeau'/><author><name>Mespouille M-E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03759467746204598786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct578Pvz4I/AAAAAAAAABg/zOmXFtxGFqc/S220/meve.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4956185356161296014.post-8820926988401351852</id><published>2008-09-05T15:44:00.000+02:00</published><updated>2008-09-05T16:06:22.406+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='contes à grandir'/><title type='text'>P’tit écureuil roux</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/SME8r7wJpMI/AAAAAAAAABQ/Rv_y2CTxgRs/s1600-h/ecureuilgris_1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5242538166707659970" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/SME8r7wJpMI/AAAAAAAAABQ/Rv_y2CTxgRs/s200/ecureuilgris_1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;« Allons voir p’tit écureuil roux dans le jardin !» avait dit Mamy&lt;br /&gt;Pendant que maman partait travailler.&lt;br /&gt;Alors, j’allai dans les bras de Mamy pour dire au revoir.&lt;br /&gt;Puis j’ai marché, j’ai cherché le petit écureuil :&lt;br /&gt;Dans les aiguilles de pin…&lt;br /&gt;Sur le tronc des arbres…&lt;br /&gt;Derrière les buissons…&lt;br /&gt;Nous n’avons rien vu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la journée, je suis retournée sur le sentier :&lt;br /&gt;« Je veux voir le pitit écureuil, Mamy ! »&lt;br /&gt;« PETIT écureuil, ma chérie » disait Mamy&lt;br /&gt;Elle me prit la main.&lt;br /&gt;Et nous nous sommes promenées jusqu’à midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin, nous avons regardé.&lt;br /&gt;Derrière le vieux banc de Papy…&lt;br /&gt;A côté des bacs de fleurs…&lt;br /&gt;Il était sûrement bien caché.&lt;br /&gt;Les carottes de sapin étaient mangées jusqu’au trognon.&lt;br /&gt;« Il est passé par-là » a dit papy dans sa moustache.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ptit écureuil roux avait aussi une moustache,&lt;br /&gt;Mais on ne le voyait pas.&lt;br /&gt;Nous l’avons cherché encore.&lt;br /&gt;Et nous avons trouvé des crottes…&lt;br /&gt;De lapin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revenant, j’étais dans ma poussette,&lt;br /&gt;Je me suis endormie.&lt;br /&gt;Je me suis réveillée pour le goûter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons mangé dans le pain beurré :&lt;br /&gt;Des crottes au chocolat&lt;br /&gt;Et nous avons bu :&lt;br /&gt;Un grand verre de lait.&lt;br /&gt;Puis je suis sortie de table et j’ai chanté avec tonton April et sa guitare :&lt;br /&gt;(sur l’air de une souris verte)&lt;br /&gt;P’tit écureuil roux,&lt;br /&gt;P’tit écureuil roux&lt;br /&gt;Où es-tu ? Je suis parti,&lt;br /&gt;Où es-t ? Je suis parti&lt;br /&gt;Dans les grands pins,&lt;br /&gt;Dans les grands pins,&lt;br /&gt;Je veux te voir&lt;br /&gt;Je veux te voir&lt;br /&gt;Je ne suis pas là,&lt;br /&gt;Je ne suis pas là,&lt;br /&gt;Le jour je fais la sieste,&lt;br /&gt;A l’aurore je saute de branches en branches&lt;br /&gt;Une deux trois&lt;br /&gt;(Fin de la chanson)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, maman est venue me chercher&lt;br /&gt;Après son travail.&lt;br /&gt;J’ai dit au-revoir à la maison, au jardin, aux arbres.&lt;br /&gt;Derrière les feuilles, j’ai vu qui bougeait, devinez quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une tête, une patte,&lt;br /&gt;Un museau, des moustaches,&lt;br /&gt;Une longue queue en panache.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qui sautait sur les branches, devinez qui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un p’tit écureuil GRIS…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain ou peut-être dimanche je reviendrai.&lt;br /&gt;Dans le jardin des grands-parents&lt;br /&gt;Je chercherai, car je l’ai vu,&lt;br /&gt;Pas un p’tit écureuil roux,&lt;br /&gt;Mais un…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ptit écureuil GRIS !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;08/08&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4956185356161296014-8820926988401351852?l=aileveuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aileveuse.blogspot.com/feeds/8820926988401351852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4956185356161296014&amp;postID=8820926988401351852' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/8820926988401351852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/8820926988401351852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aileveuse.blogspot.com/2008/09/ptit-cureuil-roux.html' title='P’tit écureuil roux'/><author><name>Mespouille M-E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03759467746204598786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct578Pvz4I/AAAAAAAAABg/zOmXFtxGFqc/S220/meve.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/SME8r7wJpMI/AAAAAAAAABQ/Rv_y2CTxgRs/s72-c/ecureuilgris_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4956185356161296014.post-2644437849352885343</id><published>2008-07-16T20:19:00.000+02:00</published><updated>2008-07-16T20:21:46.606+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='10/12 ans'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='roman jeunesse'/><title type='text'>Une nouvelle vie.</title><content type='html'>Chapitre I : Aux urgences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous n’avons plus de gouvernement, le premier ministre a remis sa démission cette nuit à 23h30 ». Cette phrase sortie tout droit du poste de radio du préposé au service des soins intensifs me surprit à ma rentrée dans la chambre. Je réintégrai illico mon corps. L’infirmier de garde surveillant les machines sur son ordinateur eut un froncement de sourcil : la patiente de la cellule numéro treize - mon chiffre de naissance, venait d’afficher pendant seize secondes une courbe plate sur l’écran de son électroencéphalogramme. Il eut une légère suée. A présent, tout était redevenu normal. Le préposé pourrait retourner tranquillement chez lui après avoir rendu ses informations à l’équipe de jour.&lt;br /&gt;Couchée dans mon lit, des tuyaux me rentrant et me sortant de partout, je sentais mon esprit flotter au dessus de moi. Il s’échappait par petites vagues vaporeuses jusqu’au plafond d’où je pouvais voir mon corps en entier, comme s’il n’y avait pas de drap ! Je sentais dans l’atmosphère le désinfectant et la morphine, j’avais dans la bouche le goût amer du produit antidouleur qui m’avait été distillé directement par une pompe, goutte à goutte, dans la veine sous-clavière. Dans cette moiteur, j’attendais Nini !&lt;br /&gt;A sept heures pile, elle arriva.&lt;br /&gt;Dans cet hôpital d’ Al Djaza’ir, les médecins avaient décidés, vu l’état de mon corps après l’accident, que nous aurions droit à deux visites par jour. Deux visites par jour, dans le service des soins intensifs, c’était bien suffisant pour les malades habituels, mais pour Nini et moi, c’était NETTEMENT PAS ASSEZ. Heureusement, Nini s’en était mieux tirée : un bras cassé, une attelle à la hanche, et quelques contusions. J’avais aussi vu, lorsqu’elle s’était penchée sur moi, quelques fils plantés dans ses cheveux, on lui avait recousu le cuir chevelu, ce n’était rien à côté de la chute qui l’avait éjectée de la voiture. Nini avait eu la vie sauve au moment où l’auto s’était retournée dans le vide. Moi, on ne savait pas !&lt;br /&gt;J’avais pris l’arbre de front, c’est à ce moment précis que mon esprit avait commencé à quitter mon corps, au moment du choc. Depuis, en attendant Nini qui dormait à l’étage au dessus de moi, au service de pédiatrie, cela m’arrivait de plus en plus souvent. C’était devenu un jeu : accablée de douleurs, j’actionnais avec ma bouche la pompe à morphine, et au bout d’un moment, je flottais au dessus de moi, je parvenais même à marcher  - je devrais dire voler- dans la chambre. Dans les couloirs, je pouvais suivre les infirmières, leur va-et-vient incessant entre les machines et les locaux du personnel.&lt;br /&gt;Parfois, je sentais mon esprit, mon fantôme peut-être, passer à travers le plafond-plancher de l’étage, et j’errais un instant dans le couloir à la recherche de Nini. J’avais vite fait de la repérer dans sa chambrette d’hôpital. Elle dormait, à l’étage, juste au dessus de moi.  Je ne pouvais pas m’empêcher de penser : « Pourquoi dispose –t-on les étages des hôpitaux de cette façon ? Le service de pédiatrie juste au dessus du service des morts-vivants ? Les hommes ne savent-ils pas que la nuit, pendant leur agonie, les morts vivants passent à travers les étages, à la recherche d’un peu de chaleur humaine. Peut-être que c’est fait exprès, me disais-je encore, de cette façon, les enfants ne se sentaient pas tout seuls, et les futurs décédés non plus. »&lt;br /&gt; Je sentais un lien très fort avec Nini ; c’est ce lien qui m’avait permis de rester, cela, je le savais ! Nini m’avait aidée à rester avec mon corps, pendant tout ce temps passé à l’hôpital et encore après.&lt;br /&gt;Au bout d’une semaine, je faisais l’exercice presque facilement : - passer par le plafond-plancher, toujours reliée à mon corps par un espèce de cordon transparent qui me rattachait à l’étage inférieur, - trouver Nini, - la regarder respirer, - lui chatouiller les pieds, cela me faisait du bien. Elle aussi souriait dans son sommeil au moment où je lui faisais une petite visite.&lt;br /&gt;Mais trois fois durant cette semaine, j’avais dû réintégrer mon corps en catastrophe, un corps plein de douleurs au moment où je rentrais à nouveau dans lui : les infirmiers et les docteurs, des urgentistes, m’entouraient de leurs instruments. L’un deux avait en main deux grosses plaques en métal posées sur mon torse nu : D’avoir vu beaucoup de fois à la télé la série « urgence », je comprenais qu’on venait de me faire un électrochoc pour me ranimer. Dans ces moments là, j’avais très mal, c’était comme si je revivais le choc frontal de mon automobile avec l’arbre. Mais au bout d’un moment, quand tous avaient quitté ma cellule vitrée dans la grande pièce compartimentée des soins intensifs, je me sentais à nouveau bien. La morphine faisant son effet, je n’avais plus mal ; je flottais dans un bien–être sans repères.&lt;br /&gt;Au bout de trois semaines, Nini ayant le contact facile avec les infirmières, je pouvais la rencontrer en dehors des périodes imposées. Je ne sais pas ce qu’elle avait bien pu leur raconter, qu’elle serait chirurgienne plus tard, ou quelque chose dans le genre, toujours est –il qu’elle grattait à la porte dérobée au public, cette porte même par où entrait et sortait le personnel soignant et que j’empruntais moi-même dans mes péripéties en dehors de mon lit. Je la voyais glisser un œil à l’urgentiste de garde, lui faire un de ses plus beaux sourires, ensuite, elle entrait, sa béquille portée par sa main gauche, puis son genou bandé jusqu’à la hanche, ensuite son bras droit, au bout duquel sa main, enfin deux doigts sortant du plâtre de protection, tenaient un papier garni d’une fleur ou d’un autre dessin que Nini m’avait apporté « pour que je pense à elle ».&lt;br /&gt;Nous avions collé, les infirmières et moi, dix de ces papiers illustrés par Nini sur le mur en face de moi, juste à hauteur des yeux, au bout de mon lit d’urgence, car je ne savais bouger que les yeux à ce moment là – « comme cela, tu le verras tout le temps et cela te distraira », avait elle encore dit à mon oreille.&lt;br /&gt;Puis Nini s’asseyait, me serrait la main, et me couvrait de baisers. Je ne sentais rien quand elle me touchait, malgré sa peau fraîche ; je ne voyais que ses joues rosies par l’effort de sa marche avec la béquille. Je crois bien que j’étais déjà paralysée.&lt;br /&gt;Nini ne pleurait pas, elle ne pleurait pas souvent d’habitude ; était-elle une petite fille comblée, ou n’avait-elle aucun chagrin ? Elle me regardait tranquillement. Au bout d’un temps dont je savourais chaque minute, Nini jouait avec le drap, montait de petits châteaux, des toboggans pour y faire glisser une bille qu’elle avait trouvée. Je ne parlais pas, on m’avait fait une trachéotomie pour que je puisse respirer à mon aise par un tuyau directement relié à ma gorge. Le tuyau partait alors vers un trou dans le mur directement alimenté par un respirateur. Cela faisait un vacarme d’enfer : Wouf  Ahhh ! Wouf  Ahhh ! Wouf Ahhh , à chaque respiration. On ne s’entendait guère, mais cela me faisait aussi les joues roses, et Nini avait l’air content. Je lui souriais avec tout mon visage. Pour m’exprimer, lorsqu’elle me posait une question, je louchais avec mes yeux, remontais mes sourcils, articulais avec mes lèvres des mots sans voix ; j’usais des grimaces dont elle avait l’habitude, pour bien lui montrer que j’étais encore sa mère, et qu’elle ne soit pas trop dépaysée.&lt;br /&gt;Après trois semaines, nous avions réussi à nous parler avec un code : Nini écrivait sa question sur un papier. Si ma réponse était oui, je faisais bouger mes yeux de haut en bas, deux fois. Elle souriait, elle avait compris. Si c’était non, je fronçais les sourcils, de la même façon que lorsque je la grondais lorsqu’elle ne voulait pas faire ses devoirs. Pour les autres conversations, nous nous mîmes longuement d’accord sur les lettres de l’alphabet et au bout de quelques jours, nous communiquions aisément. Sabine, la kiné qui passait me voir chaque jour pour me faire faire mes exercices trouvait que c’était une bonne idée, elle avait appelé cette méthode pour parler, « la méthode anti-ride » ; cela faisait rire tout le personnel.&lt;br /&gt;Voulais-je de l’eau pour humecter mes lèvres sèches, Nini s’empressait d’aller me chercher le verre à canule posé sur le petit lavabo, voulais-je autre chose, je lui indiquais les endroits avec mon regard. Nini me comprenait. Il n’y avait plus besoin de parler.&lt;br /&gt;Au bout d’un moment, j’avais aussi réussi à communiquer avec le personnel soignant. Nous avions pensé à joindre ma belle-famille en Belgique, pour la prévenir de notre accident, et demander de l’aide pour Nini et moi.&lt;br /&gt;Ma belle-mère devait arriver le lendemain ; elle accompagnerait Nini le reste de mon hospitalisation et attendrait le rapatriement sanitaire par avion qui nous ramènerait au pays.&lt;br /&gt;Je n’aimais pas ma belle-mère, et celle-ci me le rendait parfaitement bien. Depuis la disparition de Tom, le père de Nini, au Tadjikistan, quelques mois plus tôt, juste après notre divorce, la situation s’était encore empirée entre nous. Elle feignait totalement l’indifférence. Je lui envoyais pourtant régulièrement de nos nouvelles, une carte à Noël, un bouquet de fleur pour la fête des grands-mères, aïe justement…, elle ne répondait pas. Nini avait bien senti la tension qui montait entre nous, car elle ne parlait jamais de sa Mamita, même lorsque Tom était encore parmi nous et recevait Nini en visite alternée chez sa mère, entre deux voyages à l’étranger. Nini ne rapportait de ses relations personnelles avec ma belle-famille que des petits évènements sans commentaires, tels que :&lt;br /&gt;–    Le chien Jojo a encore bouffé sa couverture pendant que nous étions en promenade sans lui.&lt;br /&gt;–   Jeff (le compagnon de Mamita) a encore vomi sur la carpette de nuit, je crois qu’il était saoul. Mamita était furax !&lt;br /&gt;–   Papa a eu des mots avec Mamita, elle a boudé tout le dimanche.&lt;br /&gt;Ces nouvelles ne me rassuraient pas sur l’ambiance familiale chez ma belle-mère, mais, soucieuse de ma neutralité envers ma fille, je gardais pour moi mes vieilles rancunes et l’écoutais s’exprimer librement. Les moments passés avec son père étaient si rares…&lt;br /&gt;D’ailleurs, depuis que j’étais à l’hôpital, mes rancoeurs contre qui que ce soit avaient disparu ! Etaient-ce l’accident, la morphine, ou l’état d’extrême dépendance dans lequel je me trouvais qui me rendaient plus sage ? Je sentais même, quant à Mamita, comme un rapprochement d’âmes possible entre elle et moi. Après tout, nous avions aimé le même homme !&lt;br /&gt;J’étais dans du coton, lorsque Nini arriva, non pas son dessin habituel à coller sur le mur au bout de ses deux doigts mais une enveloppe blanche cachetée chez nous. La lettre ouverte exhalait le parfum de Mamita, je la reconnus tout de suite, et son écriture immense remplissait de lettres noires le fond blanc de la missive : elle avait sans doute oublié de mettre ses lunettes. Je lus :&lt;br /&gt;« A ma chère petite Nini, et à toi aussi, Elvina.&lt;br /&gt;       « L’hôpital d’ Al Djaza’ir, m’ayant informée de l’extrême nécessité, blablabla… (Je lus mais oubliai aussi vite sauf le dernier mot) …J’arrive ! »&lt;br /&gt;Je voyais déjà ma belle-mère, ses longs cheveux noués jusqu’à la taille, affublée de son chien-chien Jojo-dont-elle-ne-se-séparait-jamais, ses éternels pieds nus dans ses talons plats de chez « Pourrai-je » débarquer à l’hôpital. Comment allait réagir Nini ?&lt;br /&gt;Malgré tout j’étais contente ; enfin, quelqu’un de notre tribu allait penser à nous, se soucier de nous, et surtout de Nini que je ne pouvais quand même pas laisser seule à l’étage ! J’allais enfin pouvoir lâcher, impuissante parmi mes tuyaux, cette responsabilité qui m’incombait mais que je ne pouvais assumer : m’occuper de Nini.&lt;br /&gt;Nini s’était rapprochée de moi, son regard en points d’interrogation comme lorsqu’elle grignotait son stylo en résolvant un problème de mathématique de madame Grognon, son institutrice. Nini me dit, bien en face, comme si j’étais devenue débile à force de lire sur les lèvres :&lt;br /&gt;–   Dis, tu ne me lâches pas, dis, tu ne me lâches pas ?&lt;br /&gt;A travers mes tuyaux, j’avais fermé les yeux à plusieurs reprises, mes sourcils en l’air, pour lui signifier :&lt;br /&gt;–   Jamais de la vie, je serai toujours là pour toi ! Je serai toujours à tes côtés !&lt;br /&gt;Une perle de larme avait coulé de mes yeux au moment où Nini m’embrassa pour la nuit, et un soupir de tendresse s’était échappé par ma gorge, se mêlant à l’air du conduit creux relié au mur à l’aspirateur-souffleur d’air.&lt;br /&gt;La suite s’était passée très vite. Mamita était arrivée le lundi, avait accompagné Nini auprès de moi encore six fois (trois matins et trois soirs) pendant les visites autorisées. Le reste du temps, Nini venait encore toute seule ; mon état s’était empiré. La nuit du troisième soir, juste au petit matin vers les six heures, j’étais morte. Enfin, mon corps était mort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4956185356161296014-2644437849352885343?l=aileveuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aileveuse.blogspot.com/feeds/2644437849352885343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4956185356161296014&amp;postID=2644437849352885343' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/2644437849352885343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/2644437849352885343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aileveuse.blogspot.com/2008/07/une-nouvelle-vie.html' title='Une nouvelle vie.'/><author><name>Mespouille M-E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03759467746204598786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct578Pvz4I/AAAAAAAAABg/zOmXFtxGFqc/S220/meve.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4956185356161296014.post-3561711619259766760</id><published>2008-07-08T11:48:00.000+02:00</published><updated>2008-07-08T11:52:17.783+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoires drôles'/><title type='text'>Drôle de bonhomme,</title><content type='html'>Drôle de bonhomme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Longtemps, mes parents m’avaient attendu, et enfin, j’étais né !&lt;br /&gt;A la maternité, les gens étaient venus, pour me voir et nous féliciter :&lt;br /&gt;            Oncle André, avec son long nez,&lt;br /&gt;            Tante Jeannine et son air de guigne&lt;br /&gt;            Cousin Edmond et son gros menton,&lt;br /&gt;            Sœur Marie – Merveille, avec ses grandes oreilles&lt;br /&gt;            Bertha, la copine de Louloute, elle portait une moumoute,&lt;br /&gt;            Qu’elle perdit en enlevant son chapeau, découvrant  son crâne tout rose.&lt;br /&gt;Mais quand on m’avait vu, il y avait eu …un long silence.&lt;br /&gt;Le bébé n’était pas comme on l’avait imaginé !&lt;br /&gt;J’entendis, au dessus de mon berceau :&lt;br /&gt;Quel drôle de bonhomme !&lt;br /&gt;Mes parents étaient tellement contents de mon arrivée,&lt;br /&gt;qu’ils me prenaient dans les bras, me câlinaient, me dorlotaient,&lt;br /&gt;Ça me chatouillait si fort que j’ai même fait pipi en l’air .&lt;br /&gt;Papa était très fier et avait pris la photo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En grandissant, j’allai à l’école. La première fois, la maîtresse m’avait pris par la main, pour me présenter à la classe. Il y eut encore…un long silence, entrecoupé de chuchotements. Comme une vague d’abeilles, ils volaient de place en place.&lt;br /&gt;Au dessus des bancs…j’entendais :&lt;br /&gt;            BZZ…Z’avez vu ?&lt;br /&gt;            Tu crois qu’il est gentil ?…  Poil au zizi !&lt;br /&gt;            Il est moche !…         Poil à la caboche !&lt;br /&gt;            J’m’ en fous !…        Poil au cou !&lt;br /&gt;Je me sentais de nouveau…          un drôle de bonhomme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maîtresse m’assit sur un banc, à côté de Dédée. Tout de suite je l’ai aimée. Avec ses tresses (africaines), Dédée est devenue mon amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis nous avons grandi, je suis passé « en secondaire ». Et là je vis pour la première fois :&lt;br /&gt;des profs avec des mallettes,&lt;br /&gt;de toutes sortes, de toutes les couleurs&lt;br /&gt;des filles et des gars,&lt;br /&gt;avec toutes sortes de têtes, ils grimpaient avec leurs drôles de jambes&lt;br /&gt;Les couloirs et les étages de la grande école ;&lt;br /&gt;J’avais un peu le vertige, mais quand on sonnait le début des cours, tout le monde se rangeait, en ordre, dans la cour, et chacun rentrait dans les classes :&lt;br /&gt;            les profs avec leurs mallettes&lt;br /&gt;            les filles avec leurs sucettes,&lt;br /&gt;            les gars avec leurs casquettes,&lt;br /&gt;            le pion avec son sifflet&lt;br /&gt;Pendant que madame la préfète, et monsieur le directeur faisaient la causette&lt;br /&gt;Avec la concierge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la recréation, chacun avait une place préférée. Au début, j’étais tout seul, avec ma tartine, je sentais le silence me gagner, je me sentais encore « tout drôle ». Alors, je regardais  attentivement les autres. Dans la masse, je distinguais des groupes, bien différents. En voyant les autres en mouvement, je trouvais qu’ils ressemblaient à des animaux, je voyais :&lt;br /&gt;            des éléphants avec leur trompes&lt;br /&gt;            des gazelles aux grandes oreilles,&lt;br /&gt;            des colimaçons et leur dos tout rond&lt;br /&gt;            un grand lion, la barbe au menton&lt;br /&gt;Alors, je me suis senti beaucoup plus à l’aise, j’étais même content, je me suis levé pour aller jouer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis allé dans le groupe des éléphants, le premier jour. C’était gai, dans ce groupe :&lt;br /&gt;on mangeait des chewing-gum à la menthe&lt;br /&gt;on s’envoyait des pétards qui sentaient la flatte de grenouille&lt;br /&gt;on arrosait les murs avec du jus de citron avec nos trompes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième jour, ce sont les gazelles qui m’ont invité. Là, il y avait beaucoup de filles, comme Dédée, en plus grande, alors :&lt;br /&gt;            On papotait. On se donnait des rendez vous galants.&lt;br /&gt;On jouait à maquillage et séduction. On lisait des revues.&lt;br /&gt;On s’écoutait les unes les autres avec nos grandes oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième jour, j’étais fatigué, je suis allé glander avec les limaçons.&lt;br /&gt;Avec eux, j’ai découvert mon côté étrange :&lt;br /&gt;on marchait en traînant ses baskets,&lt;br /&gt;on faisait des bruits bizarres,&lt;br /&gt;des « Mwouais ! «  des « graves ! », des « pff !! », des « t’as vu ? »&lt;br /&gt;des « super, celle-là !!! » et on pouffait en se tenant les côtes.&lt;br /&gt;Ça me faisait du bien de rire, comme ça, avec tous les autres, je ne me sentais plus exclu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste de la semaine, j’ai côtoyé les grands avec leur barbe au menton.&lt;br /&gt;ils m’ont pris comme mascotte, et là, surprise :&lt;br /&gt;J’ai servi de gardien de but,&lt;br /&gt;J’ai couru chercher les balles en dehors de la cour ;&lt;br /&gt;Il y avait des filles, et même le pion, qui me regardaient faire le mur, avec un peu d’envie. J’ai servi de messager pour les billets doux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, j’étais encore plus content, j’avais accepté tous mes côtés étranges. Et comme je connaissais tout le monde, j’allais de groupes en groupes, avec les petits secrets.  Parfois une fille m’embrassait, pour me remercier. Ça me chatouillait si fort, dans mon cœur et dedans mon corps, que je ne savais plus qui j’étais. J’en ai rêvé plusieurs nuits, et alors, mes parents m’ont dit que j’étais normal : j’étais un adolescent, comme les autres !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je suis parti pour la grande ville, avec mes diplômes sous le bras, tous mes amis m’ont écrit, et aussi mes parents, mais eux, c’était normal. J’ai compris que, même si j’étais si différent, tout le monde m’aimait. Alors je n’ai rien dit, mais dans mon cœur, j’étais très content.  J’ai enfilé ma robe d’avocat,  et je suis entré pour travailler. j’étais arrivé  à la cour des droits de l’homme…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4956185356161296014-3561711619259766760?l=aileveuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aileveuse.blogspot.com/feeds/3561711619259766760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4956185356161296014&amp;postID=3561711619259766760' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/3561711619259766760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4956185356161296014/posts/default/3561711619259766760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aileveuse.blogspot.com/2008/07/drle-de-bonhomme.html' title='Drôle de bonhomme,'/><author><name>Mespouille M-E</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03759467746204598786</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='29' src='http://4.bp.blogspot.com/_PvOE5uOGYvw/Sct578Pvz4I/AAAAAAAAABg/zOmXFtxGFqc/S220/meve.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
